Shoop

Culture intérieur et extérieur

Notes importantes

  • Ne passez pas d'étapes de ce document, lisez le dans l'ordre, au complet et plutôt deux fois qu'une.
  • Ce document est orienté pour ceux qui débutent et fait volontairement quelques raccourcis dans ce sens.

Laissez la vivre et mourir

Tout d'abord, il faut bien se rappeller que la plante est un être vivant et qu'elle a donc besoin de :

  • Manger
  • Boire
  • Respirer

Mais pas n'importe comment ni n'importe quand. Comme tout être vivant ses besoins varient selon son évolution et ce qu'elle fait.

  • Vous la nourrissez avec des engrais.
  • Vous la faite boire avec de l'eau à PH ajusté.
  • Elle respire par ses propres moyens, mais vous l'y aiderez en ajustant un climat convenable et en lui donnant une eau saine (qui peut être ré-oxygénée par exemple avec un bulleur d'aquarium).

Notez que certaines plantes sont à floraison unique, c'est à dire qu'elles meurent après leur floraison. Il y a des moyens pour les garder en vie, mais le temps et le travail nécessaires rendent cette opération totalement inutile sauf dans le cas ou l'on voudrait conserver une variété. Pour ces plantes, on utilisera le bouturage pour continuer à les cultiver, qui est une sorte de clonage de la plante.

Petit lexique

Session

Une session de culture représente la période complète de la germination à la récolte.

Engrais

Divers aliments assimilables par les plantes. On fait des engrais à partir de beaucoup de choses : arrêtes de poisson, sang de buffle, os, vase, etc.. Il faut éviter les recettes de grand mère et les conseils de faux spécialistes, en général le gain est nul et on risque des fois des problèmes.

La plupart des engrais sont assez chimiques bien que venant de produit naturels, ce n'est pas vraiment un problème pour la consommation de la plante mais surtout une énorme catastrophe pour l'environnement à cause de tout vos rejets de culture (terre, eau de vidange, reste de flacons, etc..), optez pour des sigles Bio qui ne sont pas plus chers ou contraignants.

Attention tout de même en Hydroponie, les engrais Bio ont tendance à sentir plus que les autres.

La majorité des marques d'engrais possède leur propre gamme complète, chacune avec son propre programme de nutrition (représenté sous forme d'un tableau), qu'on appelle aussi Programme d'engraissage. Choisissez-en un et respectez le à la lettre si vous débutez.

Ces gammes sont souvent composées d'une base de nutriments et de suppléments, globalement ces suppléments sont toujours utiles. Certains favorisent la croissance, d'autres la protection contre les maladies et insectes, d'autres encore permettent de faire gonfler les fruits, fleurs, etc.. Le prix peut parfois sembler élevé à l'achat, mais bien conservés vos bouteilles de suppléments dureront toujours deux ou trois plus longtemps que les bases.

PH

C'est le niveau d'acidité de l'eau. Un PH ajusté signifie qu'on a ajusté le PH de l'eau à une certaine valeur. Plus ce niveau est bas, plus il permet d'assimiler facilement les engrais mais aussi plus il ronge la plante. Le niveau de PH idéal se situe entre 5.8 et 6.

En général pendant la germination et la croissance, on se fixe à un PH de 6 et pendant la floraison (moment où la plante a le plus besoin d'engrais) vers 5.8. Un PH supérieur ou égal à 7 gêne la plante pour manger et un PH inférieur ou égal à 5.5 commence à la ronger. Il faut éviter les variations de PH trop élevés d'un arrosage à un autre.

Le PH de l'eau du robinet varie selon votre région, en moyenne avec une valeur entre 7 et 8, il est donc à descendre. On utilise pour cela des solutions spéciales appelées PH Down, il existe aussi des solutions PH Up pour augmenter ce niveau lorsqu'il est trop bas.

Le PH de l'eau de pluie varie aussi selon votre région mais aussi selon le climat et beaucoup d'autres facteurs, il se situe en général autour de 7, sauf dans les cas de pluies acides.

Il y a aussi l'eau de source (comme celle vendue en bouteille) ainsi que l'eau déminéralisée, tout deux sont à proscrire pour la plante car leur composition spéciale convient rarement et amène souvent à des carences.

EC

Le taux de nutriments dans l'eau, grosso modo il indique la quantité de nourriture présente dans l'eau. Si l'EC est trop bas, la plante n'aura pas assez à manger pour se développer, si l'EC est trop haut cela étouffe la plante c'est ce qu'on apelle un sur-engraissage.

Beaucoup de personnes mal avisées ont perdu leurs plantes en pensant qu'ils pouvaient accélérer ou augmenter leur récolte en rajoutant plus d'engrais que prévu mais cet excès d'engrais est souvent fatal aux jeunes plantes aussi il vaut toujours mieux trop peu que pas assez lorsque l'on débute.

En générale l'eau du robinet possède un EC de 0,6/0,7 donc pour trouvé le niveau EC réel des nutriments on calculera tel que :

 (Valeur EC de la solution au testeur) - (Valeur EC de l'eau) = (Valeur EC finale des nutriments)

En clair, on soustrait la valeur EC de l'eau à vide de la valeur recueillie dans la soupe finale. Par exemple en région parisienne avec un EC de 0,7, sur une valeur EC recueillie de 2,4, on fait donc 2,4-0,7 ce qui nous donne un EC de 1,7. Il est important de se rapeller toujours cela et d'effectuer toujours ce calcul afin de se baser sur des valeurs réelles et ne pas avoir de carences. Toute les valeurs EC (sauf lorsque c'est précisé) sont indiqués sans tenir compte de l'EC de l'eau.

Valeurs globales de l'EC au cours de la vie de la plante :

  • Semis et boutures : 0.8
  • Apparition des premières racines : 1.1
  • Stade végétatif : 1.3
  • Début de floraison (stretch) : 1.4 à 1.6
  • Floraison : 1.4 à 1.6
  • Rinçage : 0.8
  • Entretient des Plantes-mères : 1.6 à 2.2

Cycles d'évolutions

On va passer par trois étapes pendant l'évolution de la plante.

Germination

On fait germer la graine, c'est à dire qu'on l'hydrate et la tient au chaud pour qu'elle s'ouvre et qu'une petite tige blanche en sorte. Dès que c'est fait on la place directement en terre ou dans un petit support (tourbe, laine de roche, etc..) à 1cm maximum de la surface. Et on attends que la pousse trouve la lumière et sorte ses premières feuilles.

A ce stade il y a juste besoin d'eau et de chaleur, pas d'engrais la graine possède déja les réserves nécessaires et la pousse ne les supporterait pas.

Procédure

Poser la graine dans un verre d'eau à température ambiante (laisser reposer l'eau du robinet 4 heures en intérieur), normalement elle doit flotter, si ce n'est pas le cas la graine est sûrement morte. Normalement au bout de 24h la graine aura coulé, dans certains rares cas elle aura déjà commencé à s'ouvrir.

Ensuite posez la graine dans une feuille de sopalin replié sur elle même et une autre feuille pareil au dessus. Mettez tout ça dans une coupelle creuse, humidifiez complètement le tout et vider le trop plein d'eau restante de la coupelle. Ça ne doit pas baigner dans l'eau sinon il y a risque de moisissure et ça ne doit jamais être sec sinon la graine mourra.

Recouvrez la coupelle de façon à ce que la lumière ne passe pas et entreposez cela dans un endroit constamment chaud (pas moins de 20°, pas plus de 26°) et attendez. Selon la qualité de la graine un peu germe blanc devrait sortir au bout de 12h à 72h voir plus, certains variétés (assez rares) mettent une semaine. On peut aussi mettre la graine directement dans le substrat dès la phase du verre d'eau terminé, mais il faut maîtriser son substrat pour cela.

Dès que la graine a germé, c'est à dire qu'un petit germe blanc d'environ 1cm est sorti de la graine, on met la graine dans le substrat au chaud, on peut en fait allumer la lumière tout de suite si l'on utilise un substrat hermétique à la lumière (comme la terre ou fibre de coco). La graine dans le substrat va tenter de trouver son chemin vers la lumière, c'est pour cela qu'il faut la place avec la pointe du germe vers le haut. On attends alors que le germe ait trouvé son chemin en sortant du substrat, on passe alors à l'étape suivante.

Croissance

La vraie croissance biologique commence lorsqu'on a un deuxième étage de feuilles. Attention les toute première feuilles (toutes rondes) de la pousse ne compte pas. En fait dès l'arrivée du vrai premier étage, on donne un petit engrais léger spécialement pour le développement des racines. Avec ces racines la pousse va pouvoir commencer à puiser ses ressources hors de la graine.

En général on décide d'arrêter la croissance lorsqu'elle arrive avec un quatrième étage de feuilles vraiment bien développé, souvent au bout de 3semaines. Plus on attendra plus la plante risque d'être immense en fin de floraison, c'est important lorsqu'on possède une chambre de culture limitée en hauteur.

Procédure

C'est un cycle 18/6. Dès que les premières feuilles (toutes rondes, qu'on appellent cotylédons) sortent du substrat, on allume la lumière pour que la plante sache qu'elle a trouvé le bon chemin et commence à développer ses feuilles. A ce stade, on attends qu'un second étage de feuilles striés soient sortis pour engraisser très légèrement avec un stimulant racinaires.

La plante doit avoir 18h de lumière par jour afin de favoriser son développement des tiges et des feuilles et 6h qui lui serviront à développer ses racines. Il ne faut pas troubler le cycle de lumière au risque de déclencher la floraison, si c'est le cas c'est difficilement rattrapable et ça peut mener à avoir une récolte nulle.

Ce n'est pas très compliqué à cette étape, mais c'est tout de même important car à ce stade la plante est jeune et fragile. Il faut suivre le programme d'engraissage mais surtout bien veiller au niveau d'EC car la jeune plante ne supporterait pas un sur-engraissage. On attends que la plante dispose d'un troisième étage de feuilles bien fourni, en général à partir de 15cm pour avoir une plante à son minimum de hauteur en fin de floraison. Le principal est de respecter le troisième étage de feuilles.

A ce stade la plante a besoin d'un niveau d'humidité de 50% à 70% et de brise d'air légère pour qu'elle puisse muscler sa tige.

Floraison

L'étape finale et la plus longue. Tout d'abord il faut savoir que pendant cette étape la plante atteindra trois fois la hauteur qu'elle avait en fin de croissance voire plus pour certaines espèces.

La majorité des espèces ont une période de floraison d'une moyenne de 8 à 9semaines. Certaines variétés sont reconnues pour produire autant en 7semaines, la plupart du temps les plantes qui font plus de 8 semaines ont des spécificités sur des arômes prononcés.

Au début de la floraison, pendant environ 3 semaines, la plante ne fait que grandir, de 3 à 5cm par jour en général, vers la fin de cette période elle affirme son sexe (une graine féminisée affirme aussi son sexe) puis sort ses premiers pistils.

Procédure

Le cycle de lumière repasse en 12/12 comme en été, c'est à dire 12h de lumière et de 12h de nuit. Dès que l'on a commencé ce cycle la floraison démarre, la plante aura reçu un signal lui disant d'entamer la période de stretch qui lui fera atteindre au moins trois fois ça taille de fin de croissance.

Selon l'espèce vous verrez sous 2 à 4semaines la déclaration de son sexe et là commencera la floraison. La floraison va sembler d'une lenteur infinie et c'est normal.

Sauf dans le cas des hermaphrodites qui peuvent se déclarer à n'importe quel moment. À ce sujet il est important de savoir qu'il ne faut pas stresser sa plante, ça la gêne pour se développer et cela déclenche souvent des cas d'hermaphrodisme chez les graines féminisés.

Cela dépend des variétés, en général on arrive à la fin de floraison au bout de 8 à 9semaines. Dans la dernière semaine prévue par la variété, on entame une période de rinçage et de noir. Le rinçage c'est l'action de n'arroser que d'eau sans engrais afin que la plante consomme tout les résidus d'engrais qu'elle possède encore, le noir est une technique de bon stress permettant d'accroître légèrement la masse finale des fruits ou fleurs, c'est une technique qui ne peut pas être utilisée à un autre moment.

Culture

Lumière

C''est la première source d'énergie de la plante avec l'eau et les engrais. Pour ceux qui se rappellent de leur cours de biologie, les plantes utilisent la lumière pour transformer les engrais en molécules utiles pour leur croissance/floraison, c'est en sorte ce qui leur permet de digérer la nourriture.

Mais attention, la lumière est composée de plusieurs fréquences, les Ultra Violet comme les Infrarouges sont unes de ces fréquences. La plante a besoin de certaines fréquences spécifiques, qu'on ne retrouve pas par exemple dans les lampes d'éclairages standard (lampe à incandescence).

La source de lumière la plus efficace est le soleil, il est puissant, constant et gratuit ! Seulement en culture d'intérieur c'est inutilisable. Les plantes qui poussent derrière une fenêtre seront chétives, car les fenêtres laisse mal passer le spectre lumineux (=gamme de fréquences) utile à la plante.

Il y a deux types de lumières vraiment reconnus dans le milieu de la culture ce sont les HPS, High Pressure Sodium et les lampes dites ECO qui comme leur nom l'indique sont économiques car elles n'ont pas de pertes d'énergie. Il y aussi certains types de néons, mais leur format et faiblesses imposent une installation contraignante et ils doivent être changés trop souvent.

Les lampes les plus efficaces sont les HPS, seulement elles nécessitent un Ballast externe et produisent beaucoup de chaleur (énorme perte d'énergie). Le Ballast est le transformateur qui canalise un courant constant à la lampe, c'est une pièce d'électricité importante à ne pas prendre à la légère.

Certains préfères les lampes ECO dans certaines conditions, souvent pour faire de la croissance, pour la floraison elles ne sont souvent pas assez puissantes, il faut alors en entreposer plusieurs, elles sont plus grosses que les HPS (car elles contiennent leur propre Ballast) et au final la consommation n'est plus si économique que ça..

Il est important que l'espace de culture reflète la lumière pour la répartir partout, c'est pour cela que les parois de votre espace doivent être recouverte de Mylar, attention aux matières similaires mais moins cher, elles ne reflètent pas tout le spectre lumineux nécessaire.

Climat

Avant de commencer donc il faut tout de suite mettre les bonnes bases pour avoir un climat convenable pour la plante. Le climat peut varier légèrement selon les espèces et selon l'évolution de la plante, mais globalement une température de 24°c et une humidité de 50% est tout à fait correct s''il ne fluctue pas.

En période de germination et première semaine de croissance, on préférera une humidité entre 60 et 80%.

En culture intérieur, le plus gros soucis est imposé par la lampe qui fait fortement grimper la température, il faut donc impérativement se munir d'un CoolTube et d'un extracteur.

L'extracteur est un ventilateur de climatisation fait pour extraire l'air de la pièce, il permet d'évacuer l'humidité et la chaleur.

Le CoolTube est un tube dans un verre spéciale qui laisse passer le spectre lumineux met garde 80% de la chaleur de la lampe. Joint à l'extracteur il permet d'aspirer directement la chaleur pour l'expulser, il est indispensable avec les HPS, par exemple dans un espace d'un mètre cube avec une HPS 250W, même avec un extracteur, on aura une hausse de 8°c dans la pièce ! Ingérable et mortel pour la plante.

Parfois l'humidité est trop basse, la méthode gratuite pour l'augmenter est de placer de grandes étendues d'eau au sol, plus la surface d'eau est importante, plus il y a d'évaporations, cela dit ce système est limité, il ne faut pas compter plus de 5% de gain. La solution plus puissante c'est une sonde à ultrasons, une petite pièce que l'on place dans un réservoir d'eau et qui produit de la brume (comme au cinéma), c'est très efficace mais c'est un peu contraignant à gérer.

On utilise aussi un petit ventilateur banal (comme ceux tant recherchés en été..) pour brasser l'air de la pièce. Brasser l'air permet que l'humidité ne stagne pas ce qui pourrait provoquer des moisissures et autres maladies. Mais surtout le brassage d'air impose une petite brise à votre plante, ça lui permet de se muscler afin d'avoir des tiges solides qui supporteront le poids des fruits et qu'elles ne se plient ou se cassent.

Substrat

Le substrat est le support sur lequel pose la plante et où ses racines vont se développer. Il y a deux types de substrat : la terre et les substrats dits neutres.

La terre est le substrat naturel par excellence, elle contient déjà de la nourriture pour la plante. Aussi il convient souvent de ne pas rajouter d'engrais au début afin de ne pas risquer l'excès de nourriture et l'overdose de la plante.

Les substrats neutres sont dits neutres parce que au contraire de la terre, ils ne contiennent pas naturellement de nourriture. Il faut donc rajouter des engrais dès le début. On les utilises communément en Hydroponie. Ils ont l'avantage qu'on peut contrôler totalement le taux de nourriture au contraire de la terre qui impose un certains temps d'attente ou l'ont dépend de la dégradation de sa nourriture.

Hydroponique

L'hydroponique est sûrement le moyen le plus simple et sûr d'avoir une récolte abondante, par contre il demande un fort investissement d'argent et nécessite un certain espace. On utilise un système hydroponique qui est en fait un ensemble de deux bacs encastrables et une pompe (à air ou à eau, cela dépend) avec arroseurs. La pompe est branché sur un minuteur automatique qui allume/éteint la pompe selon un cycle.

L'hydroponique consiste à ne plus laisser la solution d'engrais dans le substrat lui même mais dans un réservoir. La solution est pompée du bac vers des arroseurs automatique , le surplus d'arrosage retombe dans le réservoir est sera donc réinjecté par la suite. Le plus de l'hydroponie c'est son arrosage constant selon un cycle, par exemple 5minutes d'arrosage toute les 15minutes sur 24h, ce qui fait que la plante a toujours à manger afin de n'avoir aucun retard dans son développement.

On prépare donc la solution dans un réservoir et la plante sera arrosée automatiquement par un système de pompage sur minuterie. Cela varie en fonction du climat mais en général au bout d'une semaine la solution commence à fermenter et il faut la changer. Le minimum des réservoirs de petits systèmes hydroponiques. varie autour de 10L mais la majorité sont fait pour 4 ou 5 plantes, avec des réservoirs de 25L et de grandes dimensions. A notez qu'il est assez aisé pour un bricoleur de se monter son propre système hydroponique à moindre frais.

Le plus gros défaut de l'hydroponique sont ses niveaux de PH et d'EC qui varient presque constamment jusqu'à la mi-floraison. Il faut donc les surveiller tout les jours et les ajuster. Il faut donc accéder au bac de solution (pas toujours évident selon l'installation) tester les différents niveaux et les ajuster (en rajoutant de l'eau, de l'engrais, etc..).

A noter qu'il existe des sondes permanentes qui évitent d'accéder au bac juste pour regarder les niveaux, mais elles coûtent un peu cher, nécessitent de la place et une prise électrique supplémentaire pour leur fonctionnement.

Terre

La terre est le système naturel de culture pour les plantes. Son principal défaut et que l'on ne peut pas complètement contrôler ses niveaux, mais en général on l'utilise mélangée avec d'autres substrats neutres qui permettent de retenir l'eau, tamponner les engrais et oxygéner les racines aux mieux. L''avantage est qu'elle ne nécessite pas trop d'effort, juste un peu d'attention. En général on arrose la terre tout les deux jours et une fois sur deux avec seulement de l'eau pour la rincer.

Par contre, au début du plantage on n'arrose que d'eau car la terre possède déjà des nutriments .Certains types de terres vendus ont un niveau d'EC spécialement fait pour la floraison pour ceux qui mettent un petit pot à la croissance et un grand à la floraison en changeant et rajoutant de la terre.

Fibre de coco

La fibre de coco est fortement conseillée, en fait c'est entre l'hydroponique et la terre.

Elle ressemble à la terre, se comporte comme de la terre mais c'est un substrat neutre. Elle a un haut pouvoir de rétention d'eau, permet une oxygénation parfaite de la solution et à l'avantage de se rincer facilement. En outre elle n'est pas chère.

On peut donc l'arroser avec un système automatique avec réservoir et pompe, mais aussi et surtout à la main lorsque nécessaire (lorsque le dessus commence sécher) ou même fréquemment sans se poser de question vu qu'elle ne retient pas les engrais comme la terre, la plante ne risque pas l'asphyxie.

On peut utiliser les engrais hydroponique dessus mais en général on préfère souvent une gamme spéciale fibre de coco.

Les problèmes

Stress

Lorsque la plante n'est pas dans des conditions optimales, elle est stressée, c'est à dire qu'elle est gênée pour continuer son développement et qu'elle doit lutter contre ces perturbations.

Le stress n'est pas un élément fatal en soit jusqu'à un certain niveau et c'est quelque chose qui arrive souvent même aux non débutants. Il est en général assez facile à contrer. Il faut savoir que le stress n'apparaît pas pour des erreurs ponctuelles, il faut que ça soit régulier pour qu'il y ait un stress. C'est à dire que si vous avez un problème de température qui dure quelques heures, cela n'entraînera pas de stress, mais si cela dure 2jours ou si cela ce reproduit plusieurs fois de suite, alors il y aura un stress.

À noter qu'il y a aussi quelques méthodes dites de bon stress, qui sont en fait des méthodes consistant à stresser la plante pour donner un résultat positif. La période de noir en fin de floraison est une de ces méthodes.

Carences

Une carence est un manque fort d'un élément pour la plante. Cela peut être un composant d'engrais tout comme d'eau. Vis à vis des engrais les carences arrivent rarement si vous respectez le programme d'engraissage de votre gamme d'engrais, si vous ne cultivez pas certaines variétés exotiques et que vous utilisez un substrat convenable.

Déshydratation

La carence d'eau est visible par une très légère décoloration, les feuilles deviennent sèchent et les tiges deviennent toute molles avant de s'affaler par terre. L'eau est importante pas seulement car elle permet à la plante de boire mais aussi à tenir debout, en effet c'est l'eau qui assure une pression suffisante dans les tiges et feuilles pour se maintenir.

Azote

Une carence commune avec certaines terres récupérées qui n'ont pas été re-mélangé avec un peu de terreau. La terre s'appauvrit vite en azote, on peut le voir facilement car les feuilles ont tendances à rougir à part de leur bords vers le centre puis s'assèchent.

Chaleur

Quand elle a trop froid la plante le montre en rougissant sur ses tiges et feuilles extérieures.

Maladies

De nombreuses maladies existent et peuvent affecter les plantes, elles peuvent venir de certains insectes qui les véhiculent, du substrat ou bien se développer dans certains conditions climatiques. Lorsque votre plante est affectée, il faut très vite la soigner car la rémission est souvent longue, prolonge la date de fin et réduit les récoltes.

Le plus important c'est la prévention, c'est pour cela qu'il ne faut jamais réutiliser de substrat, de pot et d'outils dans une nouvelle session qui ont déjà servi sans avoir été bien nettoyé, même si la plante précédente n'a donné aucun signe de maladie. Il faut aussi lutter contre les insectes ravageurs.

Enfin sachez que dans la plupart des programmes de gammes d'engrais existe un ou plusieurs composés permettant de prévenir bon nombre de maladies sur la plante, le plus connu étant les Enzymes.

Insectes

Tout d'abord, les insectes ne sont pas une nuisance dans leur globalité. Dans la nature, ils peuvent la parasiter à son détriment mais le plus souvent l'aider ou participer à son développement directement ou indirectement.

En culture extérieur, les probabilité d'attaques d'insectes sont plus forcément plus grandes mais probablement moins grave car leur prédateurs naturels s'en occupent. Il y a donc des précautions à prendre selon le milieu, certains étant plus propice que d'autres aux insectes ravageurs (notamment les escargots et limaces).

En culture intérieur c'est différent, car le milieu est confiné, en théorie on ne devrait donc pas avoir d'insectes. Seulement cela peut arrivé et lorsque c'est le cas en général le ravage est total car il n'y aucun prédateur pour les contrôler et le climat leur est très favorable car constant.

Le plus grand ennemi de la culture intérieur est l'araignée rouge (qui n'est pas vraiment une araignée), un tout petit insecte rouge (à l'oeil nu c'est un simple point rouge) qui apprécie les climats chauds en dessous de 40%. Il y a pas mal de traitements possibles lorsque cela arrive mais c'est presque souvent inutile et le pire c'est que dès qu'elles ont infesté un espace il est très difficile de les faire repartir. Soit parce qu'elles ont posés des oeufs dans le substrat, soit parce qu'en parallèle elles ont colonisés un autre milieu proche et sont donc susceptibles de revenir vite.

  • Un insecte comme l'araignée (une vrai) est considérée comme bénéfique en théorie car elle ne consomme aucune partie de la plante et chassent les autres insectes, cela dit ce n'est pas du goût de tout le monde de cohabiter avec et ce n'est pas très goûtu d'avoir des toiles d'araignées sur ses fruits, à vous de voir.
  • Les fourmis ne sont pas vraiment une plaie mais ils ont tendance à coloniser les plantes et risquent de s'y coller, de plus certaines découpent des morceaux de feuilles.
  • Les papillons et papillons de nuit sont à proscrire totalement, certains consomment la plante, y laisse des déchets et surtout y déposent des oeufs qui deviendront des chenilles, un terrible ravageur de plante qui consomme toute les parties de la plante.
  • Les escargots et limaces sont une plaie béante, mais ils ont l'avantage d'être assez vite décelable (par climat très humide ou la nuit) et facilement expulsable, cela dit en espace intérieur c'est très peu possible d'en voir.
  • Les pucerons sont des criminels en bande organisés. Ils colonisent une plante, se collent aux tiges et en sucent toute la sève jusqu'à épuisement, ils sont aussi un vecteur de maladies. Les pucerons évoluent en moucherons, qui eux mêmes après poseront leur oeufs qui donneront des pucerons. Les fourmis sont aussi un grand vecteur de moucherons, en fait ils les cultivent pour leur miellat, un liquide sécrété par les moucherons et dont les fourmis raffolent. Aussi les fourmis protègent les pucerons contre leur prédateur en les déplaçant vers une autre plante lorsqu'il y a besoin.
  • Les vers de terre sont complètement bénéfiques, ils digèrent la terre et la rejette sous une forme enrichie en élément nutritifs, de plus il aère la terre. On rencontre les vers de terre naturellement uniquement en terre d'extérieur.
  • Les mouches ne consomment pas la plante, mais certains pondent leur oeufs dans la terre et sont donc susceptible d'éclore dans votre espace. Les mouches sont un autre vecteur important de maladies.
  • Les abeilles, guêpes, bourdon, frelons ne sont pas un réel danger, ils ne consomment pas la plante femelle.

Dernière édition le Tuesday 05 May 2009 à 19:25